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Supplémentation Périnatale par phosphatidylcholine et des problèmes de comportement de la petite enfance: Evidence pour modération CHRNA7


INTRODUCTION

Les nouveau-nés qui, développent plus tard la schizophrénie présenteraient des problèmes moteurs durant la première année de vie et, au début de l'enfance, ils montrent des signes de difficultés d'attention et de retrait social. Des symptômes comportementaux semblables ont été observés chez les enfants atteints d'un trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH) et des troubles du spectre autistique (TSA), ce qui suggère la possibilité de substrats neurobiologiques sous-jacents communs. Des éléments génétiques communs ont été identifiés. Ces maladies ont un risque complexe, multigénique, mais un gène qui est associé à chacun des trois est CHRNA7. Le nombre de copies chromosomiques des variants dans la région CHRNA7, et chez certains le gène lui-même isolé, ont été trouvés dans les trois maladies, ainsi ce qui suggère une association positive et de liaison génétique. CHRNA7 est l'ARNm du néocorte le plus diminué significativement dans la schizophrénie, et il est réduit dans les TSA. Le but de cette étude était d'évaluer si cette diathèse génétique peut être atténuée par une intervention au cours du développement périnatal du cerveau.

CHRNA7 et son récepteur produit le récepteur a7-nicotinique, sont exprimés à des niveaux différents ; plus important chez les fœtus que chez les adultes ou les enfants, y compris les nouveau-nés, ce qui est cohérent avec un rôle de développement.

Le récepteur a7-nicotinique est activé par l'acétylcholine chez les adultes, mais chez les fœtus, l'innervation cholinergique n'atteint pas le cerveau jusqu'au fin de la grossesse, malgré l'apparition du récepteur au premier stade de développement neuronal. La Choline à des niveaux millimolaires est un agoniste efficace. Des niveaux millimolaires de choline sont normalement présents dans le liquide amniotique, mais les exigences fœtales élevées de choline pour les phospholipides membranaires nécessaires à la croissance du fœtus peuvent dépasser la capacité de la mère à fournir les besoins du fœtus par l'intermédiaire de la synthèse et l'apport alimentaire.

Il n'y a pas de preuves pour l'alimentation maternelle, mais on estime que 20% des femmes enceintes ne parviennent pas à atteindre le minimum recommandé de l'apport de la choline. Les taux plasmatiques maternels de choline et ses métabolites sont associés au développement cognitif des enfants âgés de 7 ans.

Les auteurs ont mené un essai clinique contrôlé en double aveugle pour évaluer si la supplémentation orale en phosphatidylcholine à dose élevée pendant la grossesse à visée d'augmenter les niveaux de choline dans liquide amniotique pourrait stimuler le développement fœtal de l'inhibition cérébrale, et par conséquent, diminution des problèmes de comportement de l'enfance associés avec une maladie mentale plus tard.

MÉTHODOLOGIE

Les femmes enceintes ont été recrutées de la consultation obstétricale Denver vers la fin de leur premier trimestre. Elles n'avaient pas d'ATCD d'usage de substance illicite, pas d'utilisation de la marijuana médicale dans les 6 derniers mois, pas de dépendance à l'alcool, et pas d'usage actuel de nicotine.

Critères d'exclusions : antécédents maternels de triméthylaminurie, une maladie rénale, une maladie du foie, la maladie de Parkinson, la mort fœtale, malformation congénitale, une anomalie génétique du fœtus, grossesse actuelle multiple, ou une anomalie fœtale sur l'échographie initiale.

Après consentement éclairé écrit ; deux groupes ont été appariés en double aveugle un sous placebo et un sous supplémentation orale. Les mères ont reçu des soins prénatals standards, y compris les suppléments d'acide folique et de multivitamines standard et examens échographiques haute résolution pendant la grossesse.

L'évaluation psychiatrique des mères et pères a été faite par l'entrevue clinique structurée du DSM-IV Axe I. Les troubles anxieux légers ou intermittents qui pourraient généralement être évités par des changements de comportement, comme la phobie spécifique et la phobie sociale, n'étaient pas considérés comme positifs.

La choline est catabolisée par la flore intestinale à triméthylurée, qui a une odeur désagréable. Phosphatidylcholine ne peut pas être catabolisée, est bien absorbée, et une fois absorbée, elle est interchangeable métabolisée avec la choline; la prise orale de phosphatidylcholine augmente les niveaux sériques de choline.

Des doses de 3.600 mg chaque matin et 2700 mg chaque soir ont été administrées en commençant au plus tard 16 semaines après la dernière période menstruelle de la mère, en continuant jusqu'à l'accouchement. La dose de phosphatidylcholine devrait fournir environ 900 mg de choline par jour. Après la naissance, les nourrissons ont reçu 600 mg de phosphatidylcholine une fois par jour dans une suspension orale, équivalent environ à 100 mg de choline, ou un placebo. La supplémentation de Choline continue pour les bébés jusqu'à 52 semaines après la dernière menstruation de la mère avant la grossesse (jusqu'à environ 3 mois) selon les estimations de premier trimestre par échographie. La recommandation de L'Institut médical pour la choline quotidienne adéquate pour nourrissons est de 125 mg / jour. Phosphatidylcholine a été administrée sous forme de capsules ou gouttes.

La liste de contrôle du comportement des enfants, la version 1.5-5, dispose de 99 items, chacun marqué dans une gamme de 0-2, groupés en sous-échelles (attention, l'agressivité, l'émotivité,anxiété / dépression, sommeil, somatique, et retrait).

RÉSULTATS

Sur les 100 femmes enceintes initialement inscrites, 86 ont donné naissance à 86 enfants qui ont bénéficié d'un enregistrement des potentiels évoqués auditifs à 1 mois. De ceux-ci, 49 ont été notés sur l'échelle de comportements de l'enfant à 40 mois par un parent (48 par la mère et un par le père). La perte de 50% de l'effectif de l'inscription initiale à 40 mois est liée au statut socio-économique défavorisé et le manque permanent de logement des mères.

Les évaluations parentales sur le comportement de l'enfant sur la sous échelle de l'attention étaient significativement plus faibles chez les enfants qui avaient été traités avec la choline (ajustés sur le sexe F = 4,56, df = 1, 46, p = 0,038). Notes sur la sous-échelle retrait étaient également significativement plus faibles (genre ajusté F = 9,61, df = 1, 46, p = 0,003).

Le comportement des enfants a été modéré par le gène variant CHRNA7 associé à l'apparition ultérieure de maladies mentales qui est reliée à l'inhibition cérébrale accrue chez les nouveaux nés

Trente-deux mères sont revenues à 48 mois pour compléter la Child Behavior Checklist une deuxième fois. Cette sous-échantillon était trop petit pour trouver des différences significatives, mais les résultats étaient qualitativement similaires à 40 et 48 mois.

DISCUSSION

Donc, la maladie mentale, en dépit de sa base de développement précoce, émerge progressivement au cours des trois premières décennies de la vie. La supplémentation périnatale en choline réduit la fréquence des problèmes de l'attention et des problèmes sociaux déjà remarqués par les parents d'enfants dans cette étude. Les premiers signes de la schizophrénie comprennent des symptômes de retrait à l'enfance et de troubles de l'attention, des symptômes, selon les auteurs peuvent être modifié dès 40 mois par supplémentation en choline ;

Une étude par un autre groupe a obtenu une évaluation rétrospective des enfants sur la Child Behavior Checklist avant 3 ans des parents de patients atteints de schizophrénie a noté une augmentation des scores d'attention (effet taille d: = 0,45) et retrait (d: = 1,73) sur les sous-échelles, ces symptômes ont une valeur prédictive la plus élevée pour la survenue ultérieure de schizophrénie.

CONCLUSIONS:

CHRNA7, le gène du récepteur de l'acétylcholine a7-nicotinique, a été associé à la schizophrénie, l'autisme, et le déficit de l'attention avec hyperactivité. Le traitement maternel par phosphatidylcholine peut, par activation de l'augmentation le récepteur de l'acétylcholine a7-nicotinique, modifier l'apparition des problèmes de comportement dans la petite enfance qui peut prédire la survenue de maladie mentale plus tard.

  • Pr Chadya Aarab
  • Service de psychiatrie
  • CHU Hassan II Fès
  • Le 31/05/2016

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