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Rispéridone injectable à action prolongée pour le contrôle des symptômes psychotiques et la prévention des rechutes après le premier épisode de schizophrénie Un essai clinique randomisé


Long acting injectable Riperidone 1

Introduction

Les antipsychotiques de seconde génération, à action prolongée, ont un potentiel pour apporter la stabilité clinique pour les personnes atteintes de schizophrénie. Cependant, ces médicaments sont rarement utilisés après un premier épisode de schizophrénie.

Objectif : comparer l'efficacité clinique de la Rispéridone injectable à action prolongée avec la forme orale au cours de l’évolution précoce de la schizophrénie.

Méthodologie

Un essai clinique randomisé effectué dans une unité universitaire de recherche clinique entre 2005 et 2012. Les critères de diagnostic d'entrée ont été une apparition récente de la maladie psychotique, débutant dans les 2 dernières années, en utilisant les critères DSM-IV de la schizophrénie, trouble schizo-affectif type dépressif, ou trouble schizophréniforme.

Tous les participants ont reçu un traitement antipsychotique, des visites régulières d'un psychiatre, et des séances individuelles hebdomadaires de gestion de cas par des thérapeutes doctorants.

Après une brève période de Rispéridone orale comme le seul médicament antipsychotique pendant au moins trois semaines, les participants ont participé à des évaluations de base et étaient alors répartis au hasard soit à la poursuite du traitement avec la Rispéridone orale ou à la Rispéridone injectable longue durée d'action. Les participants étaient aussi simultanément assignés au hasard à recevoir la remédiation cognitive (CR) ou une formation de comportements sains (HBT), dans l'intention d'améliorer le fonctionnement cognitif dans le groupe CR et les habitudes de vie et le bien être dans le groupe de HBT.

La version élargie de 24 items de la Brief Psychiatric Rating Scale (BPRS) a été utilisée pour évaluer la sévérité du tableau clinique ; L’exacerbation et / ou la rechute a été identifiée sur la base de l'augmentation du score de la BPRS en utilisant des algorithmes de notation.

Résultats :

86 patients ont été randomisés, 3 ont refusé le traitement injectable dans le groupe sous Rispéridone à action prolongée.

L'exacerbation psychotique et / ou taux de rechute était plus faible pour le groupe sous Rispéridone à action prolongée par rapport au groupe sous voie orale (5% vs 33%; χ21 = 11,1; P <0,001; réduction du risque relatif, 84,7%). La Rispéridone à action prolongée contrôle mieux les symptômes psychotiques au cours du suivi ; hallucinations et délires (β = -0,30; T68 = -2.6, P = 0,01).

Les groupes de remédiation cognitive et de formation aux comportements sains ne diffèrent pas significativement en ce qui concerne la rechute psychotique, le contrôle des symptômes psychotiques, ou les taux d'hospitalisation, ainsi aucune interaction significative entre les 2 médicaments et le 2 interventions psychosociales. L’abandon du traitement en raison de la réponse clinique insuffisante était plus fréquent chez le groupe utilisant la voie orale que dans le groupe de traitement injectable à action prolongée (χ2 1 = 6,1; P = 0,01). L'adhésion à la forme orale de Rispéridone ne semble pas différer avant la randomisation, mais était mieux pour le groupe utilisant Rispéridone d'action prolongée par rapport au groupe utilisant la voie orale (t80 = 5,3; P <0,001). L’observance du traitement a été associé à la prévention de l'exacerbation et / ou de rechute (χ2 1 = 11,1; P = 0,003) et de contrôle des symptômes psychotiques révolutionnaires (β = 0,2; t79 = 2,1; P = 0,04).

Discussion

Les avantages de la Rispéridone injectable de longue durée d'action, pour le contrôle des symptômes psychotiques et la diminution des rechutes démontrent qu'elle est un excellent choix pour le premier épisode schizophrénique. Les auteurs ont trouvé que cette catégorie de médicaments est facilement acceptée par les patients et que l'adhésion aux soins dépasse la rispéridone orale. Cependant, ces résultats sont en contradiction avec les données de certaines études récentes qui n’avaient pas objectivé de différences significatives entre les antipsychotiques à action prolongée et la forme orale concernant la prévention des rechutes. Deux autres études comparant la rispéridone injectable de longue durée d'action à toute la deuxième génération de médicaments antipsychotiques par voie orale ; n’ont pas trouvé aucun avantage durable pour l’adhésion et le contrôle des symptômes psychotiques entre les deux formes de médicaments.

Conclusions

L'utilisation de la rispéridone injectable à action prolongée après un premier épisode de schizophrénie présente des avantages notables sur le plan clinique et évolutif. Ces formes doivent être proposées précocement au cours de la maladie.

Pr Aarab Chadya

Service de psychiatrie

CHU Hassan II Fès

Le 28/08/2015


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