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Prévention précoce de la personnalité antisociale: Suivi à long terme de deux essais contrôlés randomisés


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La personnalité antisociale est un problème majeur qui est invalidant pour l'individu et perturbateur pour les autres. Elle touche 3 à 5% des adultes, cependant il n'existe pas de traitement efficace.

Les personnes qui ont une personnalité antisociale manifestent deux séries de problèmes. Tout d'abord, ils se livrent constamment à des comportements antisociaux, y compris l'agression physique, les mensonges, transgression des règles et la criminalité. Deuxièmement, ils affichent des traits de personnalité à travers trois domaines: la froideur émotionnelle, avec indifférence totale à la détresse des autres, une impulsivité, y compris l'irresponsabilité et l'irritabilité et les problèmes interpersonnels, y compris la manipulation et une incapacité à établir des relations durables. La prévention de la personnalité antisociale dans l'enfance a été préconisée, mais les études d'interventions efficaces font défaut.

Les auteurs ont mené deux études de suivi d’essais randomisés de groupe concernant la formation des parents. L'une concernait 120 cas d’enfants âgés de 3 à 7 ans souffrant de comportements antisociaux graves pour lesquels un traitement a été indiqué. 93 d'entre eux ont été réévaluées entre 10 et 17 ans. Le programme couvre des jeux; des éloges et des récompenses; établissement de limites; et limitation de la manipulation et du mauvais comportement. Dans chaque session, des scènes filmées des parents et des enfants sont présentés, illustrant les comportements «bons» et «mauvais» et la façon de gérer les situations par les parents. Les parents sont formés et orientés et ils exercent d’autres façons pour maitriser et gérer leurs enfants. Il y’ a eu des devoirs qui ont été assignés. Les parents ont assisté à une moyenne de neuf sessions. Au cours de l'étude. Les thérapeutes amenaient les vidéo des séances de traitement pour la surveillance hebdomadaire pour la supervision et assurer l'adhésion au programme. Cinq enfants étaient traités par le méthylphénidate, et aucun des enfants n’a reçu de médicaments psychotropes.

Les données de ces analyses ont été recueillies 05.06 à 10.05 ans après l'intervention.

L'autre etude concernait 109 enfants de 4 à 6 ans à haut risque de comportement antisocial qui ont été sélectivement pris dans la maternelle de huit écoles dans un quartier défavorisé de Londres. 90 d'entre eux ont été réévaluées entre 9 et 13 ans. Les mesures primaires des variables psychiatriques étaient les deux éléments de la personnalité antisociale, à savoir, le comportement antisocial, évaluée par the Child and Adolescent Psychiatric Assessment, the Parent Account of Child Symptoms, the Strengths and Difficulties Questionnaire for parents and teachers, et les traits antisociaux évalués par the Antisocial Process Screening Device. Également l’étude a évalué la réalisation de la lecture par the Weschler Objective Reading Dimensions age-standardized score, et de la qualité de la relation parent-adolescent par the Five-Minute Speech Sample.

Dans l'exemple indiqué, les deux éléments de la personnalité antisociale étaient améliorée dans le groupe d'intervention précoce à long terme de suivi par rapport au groupe de contrôle (comportements antisociaux : odds ratio de trouble oppositionnel avec provocation = 0,20, IC à 95% = 0,06, 0,69; traits de personnalité antisociale: B = -4,41, IC à 95% = -1,12, -8,64). En outre, la capacité de lecture amélioré (B = 9,18, IC à 95% = 0,58, 18,0).

L’émotion parental exprimée était plus chaude (B = 0,86, IC à 95% = 0,20, 1,41) et la supervision était plus proche (B = -0.43, IC à 95% = -0,11, -0,75), Mais l'observation directe de la parentalité n'a montré aucune différence .L’évaluation de l’enseignant et l’auto-évaluation du comportement antisocial n'ont pas été modifiés. En revanche, dans l’échantillon sélectif à haut risque, l'intervention précoce n’était pas associée à une amélioration à long terme résultats.

En conclusion, l’intervention précoce sur des enfants antisociaux pour lesquels un traitement est indiqué peut empêcher le développement de la personnalité antisociale à l'adolescence et peut améliorer la performance académique. En revanche, l'intervention précoce avec des échantillons sélectifs à haut risque peut être inefficace.

  • Dr Rharrabti Souad
  • Service de psychiatrie
  • CHU Hassan II Fès
  • Le 22/06/2014

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