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Obsessive–compulsive disorder comorbidity


Obsessive–compulsive disorder comorbidity: clinical assessment and therapeutic implications

toc-comorbidity

Abstract

Obsessive–compulsive disorder (OCD) is a neuropsychiatric disorder affecting approximately 1–3% of the population. OCD is probably an etiologically heterogeneous condition. Individuals with OCD frequently have additional psychiatric disorders concomitantly or at some time during their lifetime. Recently, some authors proposed an OCD sub-classification based on comorbidity. An important issue in assessing comorbidity is the fact that the non-response to treatment often involves the presence of comorbid conditions. Non-responsive patients are more likely to meet criteria for comorbid axis I or axis II disorders and the presence of a specific comorbid condition could be a distinguishing feature in OCD, with influence on the treatment adequacy and outcome.

Keywords: OCD comorbidity, Schizo-OCD, OCD and psychosis, OCD and ADHD, OCD and anxiety disorders, OCD and mood disorders, OCD and neurological diseases

 

TOC et comorbidités : L’évaluation clinique et les implications thérapeutiques

Trouble obsessionnel-compulsif (TOC) est un trouble neuropsychiatrique affectant environ 1-3% de la population.  la non-réponse au traitement implique souvent la présence de comorbidités. 

Les auteurs ont proposé trois catégories caractérisées par:

(1) Une simple classe TOC, dans laquelle le trouble dépressif majeur (TDM) est le trouble supplémentaire le plus fréquent;

(2) TOC comorbide  aux tics, et

(3) TOC comorbide aux autres troubles anxieux

Le but de cet article est de discuter les caractéristiques cliniques des comorbidités du TOC et leur implication dans le traitement de ces patients . 

Une revue Medline recensant les d'articles publiés jusqu'au mai 2011, axés sur les comorbidités du TOC. 

TOC et troubles de l'humeur

La dépression est la complication la plus fréquente de trouble obsessionnel-compulsif.

Les sujets bipolaires souffrant de TOC sont plus susceptibles que ceux sans trouble obsessionnel-compulsif à avoir des pensées de mort et de suicide et de tentatives de suicide.

Les spécificités thérapeutiques :

  • Inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS) efficace pour le TOC avec ou sans dépression concomitante
  • En outre, l’auteur Foa a signalé que le résultat de la thérapie comportementale est influencée négativement par la présence de symptômes dépressifs sévères.
  • L'utilisation des antidépresseurs peuvent induire des épisodes maniaques . Des rapports ont souligné le rôle potentiel des antipsychotiques atypiques (AAP) dans le traitement du TOC qui est résistant à l'ISRS : la rispéridone, l'halopéridol, l'olanzapine et la quétiapine
  • Thymorégulateurs peuvent aussi avoir un effet sur le TOC, mais n'ont pas été étudiés suffisamment.

TOC et de la psychose

Il existe des preuves de plus en plus que les patients atteints de comorbidité trouble obsessionnel-compulsif et la schizophrénie (récemment qualifié de «schizo-obsessionnel»; semblent avoir des profils distincts de point de vue psychopathologique, évolution de la maladie, comorbidité psychiatrique, des déficits neurocognitifs, et réponse au traitement, par rapport à leurs homologues schizophrènes, ce qui suggère l'existence d'un sous-groupe distinct dans la spectre de la schizophrénie .

La prévalence de la comorbidité trouble obsessionnel-compulsif et schizophrénie a été estimée à 12,2% par l'Institut national américain pour la santé mentale. 

Classiquement, le SOC ( Symptômes obsessionnels compulsifs) pourrait précéder l'apparition de la schizophrénie, car ils pourraient retarder ou empêcher la "désintégration de la personnalité associée à la psychose

une étude japonaise récente, a montré que les patients schizophrènes avec SOC ont une apparition précoce de la schizophrénie, un statut socioéconomique est faible, et ont des symptômes psychiatriques plus graves que ceux qui n'ont pas SOC. Des  hospitalisations antérieure multiples, antécédants familiaux de psychose, des symptômes schizophréniques plus graves, ont été associés à la comorbidité au SOC. En outre, les symptômes négatifs ont été associés à la comorbidité TOC et schizophrénie .

les options thérapeutiques pour le traitement du TOC et SOC chez les schizo-obsessionnels sont limitées et le traitement lui-même représente un défi majeur en raison de l'émergence du SOC sous AAP. 

Neuroleptiques classiques à forte dose, tels que l'halopéridol et le pimozide, ne semble pas aggraver le TOC .

La plupart des rapports du SOC-induit chez les patients schizophrènes sont liés à la clozapine, la rispéridone, olanzapine et la quétiapine .Une explication possible de ce phénomène pourrait être la participation des récepteurs 5HT 2A  et la perturbation de l'interaction de la sérotonine et la dopamine dans les boucles cortico-striato-thalamo-corticaux. Toutefois, les données à partir d'une étude d'association génétique récente a également suggéré une implication du glutamate dans le SOC-induit.

Dans une étude de 15 schizophrènes présentant des SOC.  Mis sous aripriprazole, et à la fin de l'essai , sept patients ont montré une amélioration sur le score Y-BOCS de plus de 35% entre et le début la sixième semaine du traitement.

Les données actuelles appuient l'utilisation de l'AAP en combinaison avec un ISRS pour les patients schizo-obsessionnesl, mais ces conclusions sont fondées sur une petite taille des échantillons. Les IRS recommandés sont la clomipramine, la fluvoxamine et la sertraline .

TOC et d'autres troubles anxieux

 La comorbidité avec d'autres troubles anxieux est estimé à 22% pour la phobie spécifique, 18% pour le trouble d'anxiété sociale (phobie sociale), 12% trouble panique et 30% pour le TAG ( trouble anxiété généralisé). 

La comorbidité du TOC et TAG chez les adultes est élevée

Les ISRS sont efficaces dans les deux troubles,

Ainsi, le valproate+ ISRS peut être efficace dans TOC / TAG . En outre, les AAP sont connus efficace dans le traitement des TOC résistants : Rispéridone à faible dose ou l’association fluoxétine olanzapine .

Le gababentine + ISRS  est une bonne association dans le traitement du comorbidité TOC avec TAG.

 Dans le PTSD , les auteurs suggèrent un rôle potentiel de l'environnement dans le développement du TOC suite à une exposition à l'événement traumatique, ce qui suggère un lien biologique entre l'exposition à un traumatisme et le trouble obsessionnel-compulsif

TOC et maladies neurologiques

Les troubles anxieux sont fréquents chez les personnes atteintes de maladies neurologiques. 

Le trouble obsessionnel-compulsif a longtemps été associée à l'épilepsie. Particulièrement, 10-22% des patients atteints d'épilepsie du lobe temporal (ELT) peuvent avoir des TOC. 

Le trouble obsessionnel-compulsif est souvent décrite chez les patients atteints de dysfonctionnement des ganglions de base, comme le syndrome Gilles de la Tourette, la chorée de Sydenham, la maladie de Huntington. Plusieurs études ont révélé une prévalence élevée de le SOC et le TOC aussi dans la maladie de Parkinson.

Une apparition soudaine d'un TOC peut survenir après un accident vasculaire cérébral. 

 

 Trouble obsessionnel-compulsif - déficit de l'attention avec hyperactivité

Le taux de prévalence du TDAH chez les patients TOC est très variable, allant de 0 à 51% , à la fois trouble obsessionnel-compulsif et le TDAH sont très comorbide avec TS.

Conclusion

Les prochaines recherches neuroscientifiques permettront une meilleure définition de la physiopathologie du TOC , dans le but d'améliorer la prise en charge du TOC et ses comorbidités.

 

Préparé par : Dr HLAL .H

Le 02/09/2012.


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