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Morale et dégout : aperçu de trouble- compulsif Un commentaire sur les corrélats neuronaux de la sensibilité morale dans le trouble obsessionnel-compulsif


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Les sujets atteints du TOC ont montré une augmentation des réponses au niveau du cortex préfrontal ventro-médian et orbito-frontal à l’IRM dans la prise d’une décision concernant la morale.

Ces zones du cerveau ont été trouvées actives chez l’homme sain lors des émotions morales telles que l'indignation et le dégoût moral.

Les patients atteints du TOC ont une activation significativement augmentée du cortex frontal ventral, en particulier du cortex orbito-frontal médial.

Par ailleurs, des associations positives significatives ont été documentés chez les patients TOC, entre la sévérité des symptômes et l'activation de l'insula antérieure. Ainsi, leur sensibilité morale accrue pourrait refléter un dégoût pour les résultats immoraux. L'insula antérieure a été activée à la fois lors de l'observation des expressions faciales pendant le dégoût suscité par les odeurs désagréables. En outre une activation de cette région a été retrouvée chez des sujets sains qui ont reçu des offres inéquitables monétaires, qui sont connus pour susciter le dégoût moral.

Tous ces résultats suggèrent que la sensibilité morale accrue dans le TOC peut se fonder sur les mêmes mécanismes neuronaux responsables de leur sensibilité altérée à des résultats qui peuvent induire le dégoût sensoriel et émotionnel.

Les patients TOC ne différaient pas de sujets témoins sains dans l'évaluation subjective des dilemmes moraux, en dépit de la différence signalée dans l'activation des neurones.

L’augmentation des réactions émotionnelles pendant un dilemme moral chez les patients TOC, peut être discutée et remettre en cause la prise de conscience dérangée dans cette population. Cette suggestion est appuyée par la preuve récente d'une corrélation négative entre l’aperçu et l'anxiété qui est connu pour le TOC.

  • Dr. Hlal Hayat
  • CHU Hassan II Fès
  • Le 01-04-2013

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