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L’infection maternelle prénatale, la susceptibilité précoce à la maladie et les expériences psychotiques à l’âge adulte: Une étude de cohorte


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Le modèle neurodevelopementale de la schizophrénie suggère l'impact des facteurs sur le développement neurologique précoce qui peut prédire le développement de la schizophrénie plus tard. L’infection prénatale maternelle est l’un de ces facteurs. Les infections et les troubles atopiques peuvent augmenter ce risque. Il est possible que l'infection prénatale augmente indirectement le risque de schizophrénie adulte par la maladie infantile.

Une étude de cohorte prospective a été menée chez des femmes enceintes. Elles sont suivies et ainsi que leurs enfants pendant plus de 20 ans. Les participants provenaient de Mater University Study of Pregnancy (MUSP). Un total de 7223 mères ; en leur première visite à la clinique de Brisbane's Mater Misericordiae Hospital ; sont recrutées entre 1981 et 1984, avec des suivis subséquents à la naissance, et l'âge de l'enfant de 6 mois, et 5, 14 et 21 ans.

L’utilisation de Composite International Diagnostic Interview (CIDI-Auto) (Organisation mondiale de la Santé, 1997), pour examiner la structure factorielle de la psychose en évaluant les expériences psychotiques positives et les hallucinations. Le modèle final comprenait des participants avec des valeurs de toutes les variables d'intérêt (n = 2329).

Les facteurs de risque étudiés sont l’Infection vaginale qui est constatée à la naissance ou signalée par les mères, le nombre d’avis médicale demandée pour examiner l'enfant, les facteurs de risque prénataux et périnataux supplémentaires ont été constatées à la naissance, y compris le score d'Apgar, l'induction forcée de l’accouchement, la pré-éclampsie, le poids à la naissance , l’âge gestationnel, l'âge, le sexe, les soins médicaux reçus par le bébé après l'accouchement et le nombre de cigarettes fumées par la mère au cours de la dernière Semaine.

Les facteurs de confusion sont représentés par la fréquence et la quantité d'alcool consommées depuis le début de la grossesse, l'âge maternel, la parité et le niveau d'éducation.

L'analyse statistique a été réalisée par l'analyse factorielle exploratoire (EFA) à l'aide d’un estimateur the WLSMV pour examiner la structure factorielle des expériences psychotiques, CFA, analyse uni variée et la régression logistique pour étudier les facteurs de risque.

Les résultats de cette étude a révélé qu’il n'y avait pas d'association directe entre l’infection vaginale prénatale et les expériences psychotiques (p = 0,311), mais les infections vaginales prénatales prédisent indirectement les expériences psychotiques par l’intermédiaire de la sensibilité à la maladie infantile. Cette susceptibilité est augmentée pendant les 6 premiers mois de vie, tout en prenant en considération la part des autres facteurs ainsi que celle des facteurs de confusion qui influencent à leur tour l’apparition des expériences psychotiques

L’explication possible de cette association trouvée, c’est que les cytokines inflammatoires produites lors d’une maladie infantile par le système immunitaire affectent développement de cerveau en augmentant ainsi le risque de développer des troubles psychotiques ultérieures.

En conclusion, cette étude est la première à examiner le rôle des deux infections prénatales et infantiles, en suggérant que cette dernière peut constituer un élément important; auparavant négligé; dans la relation entre l’infection prénatale et la maladie psychotique à l’âge adulte.

  • Dr Hlal Hayat
  • Service de psychiatrie
  • CHU Hassan II Fès
  • Le 23/07/2014

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