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Effects of Moderate-Dose Treatment With Varenicline on Neurobiological and Cognitive Biomarkers ...


Effects of Moderate-Dose Treatment With Varenicline on Neurobiological and Cognitive Biomarkers in Smokers and Nonsmokers With Schizophrenia or Schizoaffective DisorderEffects-of-Moderate-Dose-Treatment-With-Varenicline

Un médicament de sevrage tabagique peut être en mesure de diminuer les troubles neurobiologiques chez des patients schizophrènes. Des préoccupations ont été soulevées, toutefois, à propos de la sécurité du médicament.

Tout d’abord la question qui se pose: pourquoi beaucoup de patients schizophrènes fument ?

C'est peut-être parce le tabac les aide à se sentir mieux. La nicotine est connue par le fait d’améliorer transitoirement plusieurs troubles neurologiques et cognitives chez les patients atteints de schizophrénie.

Et maintenant, les scientifiques ont constaté que la varénicline ; médicaments antitabac (Champix) peut améliorer certaines de ces fonctions.

Bien que l'objectif principal de l'étude fût de voir si la varénicline qui est un médicament antitabac pourrait diminuer certains troubles neurobiologiques de la schizophrénie, les chercheurs ont également constaté que le nombre de cigarettes fumées par jour (CPD) a été significativement réduite chez les sujets atteints de schizophrénie qui ont reçu la varénicline.

Effects-of-Moderate-Dose-2L'étude a été dirigée par L. Elliot Hong, MD, professeur agrégé de psychiatrie à l'Université du Maryland. Les résultats ont été publiés en ligne Août 2011 dans la revue Archives of General Psychiatry.

Bien que la nicotine, pour un temps du moins, améliore un certain nombre de fonctions chez les patients atteints de schizophrénie, il n'est pas démontré que les récepteurs nicotiniques de l'acétylcholine dans le cerveau sont responsables de ces effets. Cependant, il y’a un candidat fort, alpha 4 beta 2, car il joue un rôle majeur dans les actions de la nicotine dans le cerveau. En outre, la varénicline est connu pour agir sur ce récepteur.

Ainsi, Hong et son groupe se sont demandé si la varénicline pourrait être en mesure d'améliorer certaines déficiences cognitives des personnes atteintes de schizophrénie.

La cohorte de leur étude a porté sur 69 sujets souffrant de schizophrénie ou de trouble schizo-affectif, âgés de 18 à 60 ans, et tous les patients sont sous traitement antipsychotiques et cliniquement stable. Ils ont été assignés au hasard soit à un groupe de traitement ou un groupe placebo. La moitié a reçu, pendant huit semaines, une dose modérée de la varénicline (1 mg par jour, ce qui est la moitié de la dose recommandée pour le sevrage tabagique). Le reste a reçu un placebo au cours de la période de huit semaines.

Au début de l'étude, pendant, et à la fin, tous les sujets ont été évalués sur le plan des fonctions cognitives souvent altérés dans la schizophrénie: la vitesse du traitement de l'information, saccades oculaires, le gating sensoriel (un processus neurologique filtrant les stimuli redondants), la mémoire de travail spatiale, réaction de sursaut, et l’attention soutenue. Leur consommation de tabac a également été déterminée.

Ils ont constaté que la varénicline réduit de façon significative la réactivité de sursaut et les erreurs des mouvements oculaires, quel que soit le statut tabagique des sujets. Le médicament a également réduit de façon significative les déficits de gating sensoriel chez les non fumeurs, mais pas chez les fumeurs. Il n'y’a aucun effet significatif chez des fumeurs ou non-fumeurs sur la mémoire de travail spatiale, la vitesse de traitement de l'information, ou l’attention soutenue.

Les sujets obtenant la varénicline ont également été évaluées pour voir si la varenicline a aggravé leurs symptômes ou les rendait dépressif ou suicidaire. Une telle évaluation est particulièrement importante puisque la varénicline a été lié dans les rapports du post- marketing, dans des études, et des poursuites judiciaires avec le suicide et la violence chez certaines personnes qui l'ont utilisé pour arrêter de fumer. Il existe un avertissement sur l'étiquette de la varénicline, et pourtant, les chercheurs de l'étude actuelle, n’ont trouvé aucun signe montrant que la varénicline produise de tels effets indésirables.

Les auteurs concluent qu'il est trop tôt pour recommander la varénicline dans le traitement de patients atteints de schizophrénie, «ces résultats suscitent une évaluation plus approfondie, en particulier si cette molécules ou d'autres agissant sur les récepteurs nicotiniques peuvent aider à améliorer les déficits spécifiques cognitives associés à la schizophrénie."

Hong et son groupe croient que ces résultats devrait également favoriser le développement de nouveaux composés qui agissent de manière similaire à la varénicline sur le récepteur alpha 4 beta 2 et qui sont sûrs et efficaces pour le traitement de certains déficits neurobiologiques.

Cependant la varénicline n'est qu'un agoniste partiel (non un agoniste total ) au récepteur alpha 4 beta 2, il se comporte différemment chez les fumeurs et non-fumeurs. Ceci peut expliquer certaines conclusions, par exemple, pourquoi le traitement a amélioré le gating sensoriel chez les sujets non-fumeurs, mais pas chez les fumeurs.

  • Dr Rharrabti Souad
  • CHU Hassan II Fès
  • Le 29/12/2012

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