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Decomposing the Association of Completed Suicide


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Si la pollution de l’air augmente le risque suicidaire comme le suggère une nouvelle étude, le défi est de comprendre le mécanisme. Ceci peut être expliqué par l’augmentation de l’impulsivité et l’agressivité ou même l’interaction avec d’autres pathologies médicales.

Pendant de nombreuses années, les scientifiques ont rapporté des liens entre les facteurs climatiquse et la santé mentale et le comportement.

Une nouvelle étude provocatrice a élargi ce champ pour évaluer les effets de la pollution atmosphérique, du climat et des conditions météorologiques sur la santé mentale.

Les scientifiques ont lié les suicides non seulement avec le début de l’été et la pression barométrique, mais aux polluants atmosphériques tels que le dioxyde de soufre, selon une étude publiée en Mars dans le Journal of Affective Disorders.

Cette étude est à la fois «fascinante» et troublante, Lise Van Susteren, MD, psychiatre à Washington, a déclaré : « En plus l'impact de la pollution atmosphérique sur la santé somatique des gens , il semble maintenant que nous avons des preuves irréfutables d'un impact psychologique direct »

Le directeur de la nouvelle étude Albert Yang ; psychiatre traitant au CHU Tung Veterans Hospital et professeur de médecine à l’University de Taiwan. Yang et ses collègues ont recueilli des données sur les suicides à Taipei au Taiwan, sur une période de 18 ans (de 1991 à 2008) auprès du ministère de la santé , des données sur les conditions météorologiques à Taipei durant la même période auprès du Bureau central de météo à Taiwan, et des données sur la pollution de l'air à partir de l'administration de protection de l'environnement de Taiwan .

Les chercheurs ont ensuite cherché à savoir s’ils pourraient relier les 4.857 suicides à Taipei durant cette période avec des variables météorologiques particulières ou de polluants atmosphériques à Taipei au cours de la même période.

L'un des outils mathématiques qu'ils ont utilisé dans leur évaluation était la décomposition modale empirique (EMD), un algorithme qui permet d'identifier les oscillations dans un signal complexe. Il a été utilisé par un certain nombre de disciplines, et pas seulement la psychiatrie. L’EMD a été développé par l'investigateur principal de l'étude, Norden Huang, quand il travaillait pour la NASA : (National Aeronautics and Space Administration). Aujourd'hui Huang est affilié à l'Université nationale centrale de Taiwan.

Yang et ses collègues ont constaté non seulement que les suicides ont augmenté au cours du début de l'été, mais ce début d'été était une période de diminution de la pression barométrique et l'augmentation de la matière particulaire. En outre, ils ont de même demontré un lien entre le nombre de suicides et les polluants atmosphériques.

Bien que les associations qui ont été démontrées, ils n’ont pas pu prouver un lien de causalité. Yang et ses collègues soupçonnent néanmoins que les polluants atmosphériques et de l'air pourrait jouer un rôle causal dans les suicides. Dans leur étude, ils ont suggéré plusieurs méthodes par lesquelles la relation pourrait se faire.

Par exemple, des études chez l'animal ont montré que l'exposition à l'ozone affecte le métabolisme de la sérotonine. Il est donc possible que les polluants atmosphériques d'ozone ou d'autres pourraient modifier l'équilibre des neurotransmetteurs du cerveau et augmenter le risque d'une personne à l'agressivité ou aux comportements suicidaires.

Une autre hypothèse rapporte que des polluants atmosphériques pourraient conduire au suicide par une voie indirecte. Par exemple, les particules peuvent provoquer des symptômes respiratoires aigus, et l’atteinte respiratoire peut conduire à un plus grand risque de suicide, comme cela a été montré par des recherches antérieures.

Le défi maintenant, dit Yang, est de savoir comment la météo ou la pollution de l'air pourrait augmenter le risque de suicide.

Yang et ses collègues ont souligné que les résultats ont également besoin d'être reproduites dans d'autres populations et régions géographiques. Mais en attendant, les résultats de cette étude semblent être la première preuve de suicide associé aux données de la pollution atmosphérique, et qui peut stimuler une nouvelle ligne de recherche sur le thème

  • Dr Berrimi Mohamed
  • CHU HASSAN II Fès
  • Le 8-10-2012

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