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Augmentation de la productivité professionnelle des déprimées dépend de la sévérité des symptômes dépressifs et leur amélioration


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Le trouble dépressif majeur est la quatrième cause d'invalidité dans le monde entier, et en 2020, il deviendra la deuxième cause d’ handicap. Les travailleurs souffrant de dépression perdent beaucoup plus de temps productif que ceux sans dépression. L'impact négatif de la dépression sur le travail est probablement dû à la perturbation du fonctionnement cognitif, y compris la décision de l'exécution.

Les auteurs de ce travail ont mis comme objectif l’identification d’une association entre les facteurs sociodémographiques et cliniques chez une population de patients dépressifs et une altération du fonctionnement professionnel. Les participants étaient des patients suivis en ambulatoires âgés de 18-75 ans avec un diagnostic de trouble dépressif majeur sans caractéristiques psychotiques, recrutés dans 14 centres régionaux à travers les États-Unis. Les critères d'exclusion étaient le trouble bipolaire, un trouble psychotique, un trouble obsessionnel-compulsif, un trouble de l'alimentation, la présence d’une affection médicale générale, la dépendance à une substance, des antécédents de la non-réponse ou une intolérance à un essai adéquat d'un traitement utilisé dans les deux premiers niveaux de l'étude. Ont été exclu aussi les patientes allaitantes et enceintes, ou ayant l'intention d’une grossesse dans les 9 mois qui ont suivi l'entrée à l’étude. Les patients admissibles et consentants étaient initialement traités avec le citalopram 20-40 mg/j (niveau 1). Pour les patients qui n’ont pas répondu à ce traitement initial, un Switch (niveau 2) a eu lieu avec la Sertraline, le bupropion ou la venlafaxine, ou encore une augmentation des doses du citalopram en association avec le bupropion ou avec la buspirone

Les mesures de la dépression a été faite par le HAM-D, le QIDS-C, et la productivité du travail évalué par l'échelle de valeur de l'activité (WPAI).

Parmi les 4041 participants, 1928 ont déclaré une diminution de la productivité du travail.

Au départ, 22% de l'échantillon n'ont signalé aucune baisse de leur rendement professionnel, cette proportion est passée à 37% à la fin du traitement de la phase aiguë.

Il n’y avait pas d'association significative entre la réponse au traitement et la réduction des problèmes au niveau du travail.

Le niveau d’études, la sévérité des symptômes dépressifs au départ, la présence des éléments atypiques ou mélancoliques, et l’évolution récurrente de la maladie dépressive étaient associés statistiquement à une amélioration moins importante du rendement professionnel.

Durant la phase 1 du traitement, la productivité dans les différents domaines du travail a été amélioré avec la réduction des symptomes dépressifs, par contre cette amélioration n’a pas eu lieu durant la phase 2

Il n y’avait pas d’association significative entre la réponse thérapeutique et la réduction du rendement professionnel

Au total, les auteurs ont identifié un certain nombre de caractéristiques sociodémographiques et cliniques qui ont été associés à une insuffisance professionnelle au début et à la fin du traitement de la phase aigue de la dépression majeure. Ces informations peuvent aider les cliniciens à déterminer les patients susceptibles d'éprouver des difficultés professionnelles afin de donner une aide directe.

  • Dr Hlal Hayat
  • Service de psychiatrie
  • CHU Hassan II Fès
  • Le 18/06/2013

 


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