Recherche > Revue de presse > A Systematic Review of Medical Treatments for Children With Autism Spectrum Disorders

A Systematic Review of Medical Treatments for Children With Autism Spectrum Disorders


Medical-Treatments-Children-AutismAbstract

Context: As many as 1 in every 110 children in the United States has an autism spectrum disorder (ASD). Many medical treatments for ASDs have been proposed and studied, but there is currently no consensus regarding which interventions are most effective.

Objective: To systematically review evidence regarding medical treatments for children aged 12 years and younger with ASDs.

Methods: We searched the Medline, PsycInfo, and ERIC (Education Resources Information Center) databases from 2000 to May 2010, regulatory data for approved medications, and reference lists of included articles. Two reviewers independently assessed each study against predetermined inclusion/exclusion criteria. Studies of secretin were not included in this review. Two reviewers independently extracted data regarding participant and intervention characteristics, assessment techniques, and outcomes and assigned overall quality and strength-of-evidence ratings on the basis of predetermined criteria.

Results: Evidence supports the benefit of risperidone and aripiprazole for challenging and repetitive behaviors in children with ASDs. Evidence also supports significant adverse effects of these medications. Insufficient strength of evidence is present to evaluate the benefits or adverse effects for any other medical treatments for ASDs, including serotonin-reuptake inhibitors and stimulant medications.

Conclusions: Although many children with ASDs are currently treated with medical interventions, strikingly little evidence exists to support benefit for most treatments. Risperidone and aripiprazole have shown benefit for challenging and repetitive behaviors, but associated adverse effects limit their use to patients with severe impairment or risk of injury.

Malgré l’intérêt croissant porté par le public et la communauté médicale pour les troubles du spectre autistique, les interventions spécifiques pour le traitement de ces troubles restent minces, d’où la nécessité de travaux de recherche plus nombreux et mieux ciblés.

Certains parmi les traitements disponibles de l’autisme, semblent aider un peu, d’autres ne devraient être utilisés que rarement, et au moins un parmi ces traitements, ne devrait jamais être utilisé.

Trois analyses systématiques dans le numéro de mai de la revue « Pediatrics » proposent des nouvelles restreintes pour les parents d'enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA), principalement parce que la plupart des études examinées ont été mal conçues, a déclaré l’auteur correspondant Jeremy Veenstra-Vander Weele, MD, professeur assistant de psychiatrie, de pédiatrie et de pharmacologie et directeur de la Clinique de Consultation d’autisme résistant au traitement, à l'Université Vanderbilt.

« Pour être clair, certaines interventions disponibles qui ont été partiellement étudiés peuvent être utiles, y compris les diverses interventions sociales et les thérapies comportementales," a déclaré Veenstra-Vander Weele. Comme l’a par ailleurs, rapporté Carl Sagan "L’absence de preuve n'est pas une preuve de l’absence.

Les critiques ont été financées par l'Agence pour la recherche en santé et qualité et réalisées par les chercheurs de Vanderbilt.

"Certaines des premières interventions comportementales intensives semblent produire des effets bénéfiques importants en matière de langage et des aptitudes cognitives, du moins chez certains enfants", a déclaré Sir Michael Rutter MD, chercheur de longue date en matière d'autisme et professeur à l'Institut de Psychiatrie du King College de Londres, lors d’une entrevue. Il n'était pas impliqué dans les revues systématiques, et a déclaré : "Je pense que les trois critiques sont bonnes, et je soutiens leurs conclusions."

Veenstra-Vander Weele, l'auteur principal Zachary Warren MD et leurs collègues, ont examiné les études sur les interventions médicales et comportementales visant à améliorer les performances cognitives ou comportementales des enfants atteints de TSA.

Un remède présumé qu'ils ont rejeté catégoriquement était la sécrétine, un polypeptide neurotransmetteur utilisé dans l'évaluation de la fonction pancréatique et le traitement des ulcères gastro-duodénaux.

En 1998, des chercheurs ont rapporté que trois enfants atteints de TSA auxquels on avait donné de la sécrétine pour aider au diagnostique de problèmes gastro-intestinaux, ont montré des améliorations des symptômes dans les registres : social, cognitif et de la communication.

La sécrétine a dès lors acquis une certaine popularité, utilisée en tant que traitement de l'autisme hors AMM, en dépit de plusieurs études ne montrant que peu d'effets.

Le groupe Vanderbilt a analysé huit études portant sur ce sujet. Aucune n’a révélé une amélioration significative dans le langage, la cognition, ou les symptômes autistiques par rapport à un placebo, ont-ils rapporté. De nouveaux essais cliniques étaient peu susceptibles de modifier ces conclusions, ainsi "d'autres études portant sur la sécrétine chez les enfants atteints de TSA ne sont pas justifiées", ont déclaré les auteurs.

Peu de preuves concernant l'efficacité des ISRS dans les TSA

Il y eu également des problèmes avec les études ayant porté sur d'autres traitements médicamenteux. En fait, les preuves ne suffisaient pas à prouver l’intérêt de l'utilisation d’inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ou de stimulants dans l'autisme, ont déclaré les chercheurs.

Par contre, ils ont trouvé des preuves suffisantes pour appuyer l'utilisation de médicaments antipsychotiques tels la rispéridone et l'aripiprazole pour le traitement de «comportements difficiles et répétitifs», tels que l'irritabilité, l'agressivité et les conduites d'automutilation.

Mais les bénéfices de ces médicaments a toutefois, un coût élevé : risque accru de gain de poids, de sédation et de symptômes extrapyramidaux ; qui peuvent limiter l'indication de ces médicaments aux patients ayant une grave déficience ou un risque de blessure important, faisant que l’indication l’emporte sur les effets indésirables potentiels.

Les essais mal conçus et insuffisamment alimentés, limitent généralement la valeur des études sur d'autres interventions médicales pour les TSA. Par ailleurs, les deux essais fortement positifs identifiés par les auteurs, ont été financés par des compagnies pharmaceutiques. « Plus d’études financées par l’état, portant sur les médicaments des TSA s’imposent» ont-ils déclaré.

Les données comportementales les plus encourageantes

Toutes les nouvelles n’étaient pas sombres, a rapporté Veenstra-Vander Weele, et ajoute :

"Les premières données d'intervention comportementale intensive sont en réalité plutôt encourageants, mais toutefois, pas aussi claires ni aussi précises que nous le souhaiterions" et adit encore «Malgré l'absence de certitude, il s'agit de la zone où les interventions semblent le plus susceptibles d'avoir un impact important sur les résultats scolaires ».

Les chercheurs ont examiné des études portant sur trois catégories de thérapies comportementales: l'intervention comportementale intensive précoce (ICIP) mise au point par le psychologue clinicien Ole Lovaas, Ph.D, de l'Université de Californie de Los Angeles; les approches globales pour les enfants de moins de 2 ans, y compris le Early Start Denver Model (ESDM), et la formation des parents.

Aussi bien le modèle Lovaas que ESDM utilisent des stratégies d'enseignement basées sur des stratégies d'apprentissage appelées analyses comportementales appliquées. Parmi les 23 études ICIP évaluées, 15 ont été classées comme étant de qualité médiocre et huit comme de qualité moyenne, y compris un essai contrôlé randomisé. Les enfants faisant partie du groupe expérimental de cet essai ont amélioré leurs résultats aux tests de QI, mais la sélection des patients TSA n'a pas été uniforme. La plupart des participants à l'étude qui ont montré une amélioration considérable ont été diagnostiqués comme ayant un trouble envahissant du développement non spécifié, alors que la plupart de ceux qui ont faiblement répondu à l'essai avaient un diagnostic de «trouble autistique classiquement défini", ont déclaré les auteurs.

Dans la deuxième catégorie, impliquant des approches globales, seulement quatre études portant sur les traitements pour les patients très jeunes (moins de 2 ans) répondent aux normes d'inclusion mises au point par les examinateurs, et une seule d'entre elles, l’ESDM, était un essai contrôlé randomisé.

"Dans le modèle ESDM, les stratégies pédagogiques sont dispensées dans le cadre de l'activité de jeu interactif, dirigé par l'enfant et donne l'occasion à ce dernier de choisir les matériaux et les activités», a déclaré dans une interview Geraldine Dawson, Ph.D, conseillère scientifique en chef de défense du groupe "Autism Speaks" et investigateur principal de l'essai randomisé contrôlé ESDM. « Des compétences telles que l’établissement d’un contact visuel, les gestes, et la réponse à une requête, ne sont pas enseignées de manière isolée, mais rentrent dans le carde de l'activité ludique partagée».

L’étude a indiqué que les enfants du groupe d'intervention ont réalisé des gains plus importants sur une période de deux ans dans les scores de QI (17,6 points) comparativement avec un groupe témoin (7,0 points) ayant reçu une intervention moins intensive.

D'autres études ayant porté sur des interventions globales potentiellement prometteuses présentaient des lacunes méthodologiques telles qu’un manque de comparaisons de base, des définitions pauvres des cas des patients inclus, ou une documentation insuffisante, ont fait remarquer les auteurs.

Résultats mitigés pour les interventions des parents

La troisième catégorie de programmes examinés a porté sur sept interventions à domicile dispensés par les parents. Les résultats étaient mitigés, ont conclu les auteurs. Certains critères évalués dans quelques études semblent s'améliorer, mais d'autres pas. De nouveau, les problèmes méthodologiques (taille de l'échantillon, l'absence de randomisation, et le manque de mesures standardisées des performances) ont limité la validité des études.

D’autres enjeux conditionnent ainsi l'utilité de la plupart de ces essais cliniques.

Par ailleurs, les définitions du trouble autistique et des troubles du spectre autistique ont considérablement changé au cours des 30 dernières années et pourraient continuer à changer avec l'avènement du DSM-5, ce qui rend difficile de comparer les études au fil du temps, a-t-il été rapporté. En outre, les enfants atteints de TSA peuvent différer sensiblement les uns des autres de part leurs symptômes, les diagnostics, et la réponse au traitement.

"Il est donc extrêmement important que les études soient pleinement caractéristiques de la population des participants afin que les cliniciens et les familles puissent évaluer si un enfant en particulier est susceptible d'en bénéficier», a rapporté l’auteur.

Les résultats doivent ainsi être standardisés. Le groupe "Autism Speaks" a déjà adopté cette approche, a dit Dawson.

«Nous avons récemment financé sept essais cliniques d'intervention précoce pour les nourrissons et les jeunes enfants atteints d'autisme, et avons exigé que tous les chercheurs utilisent les mêmes indicateurs de résultats afin que les données puissent être comparées et combinées», a-t-elle déclaré. "De la même façon, le NIH exige à présent, que les chercheurs utilisent un diagnostic commun, le QI, le comportement adaptatif, et des mesures linguistiques afin que les résultats puissent être comparés entre les différentes études."

Un autre problème avec les études portant sur l’autisme est que la recherche s'arrête parfois après un premier essai clinique d'un traitement effectué par les chercheurs l’ayant développé.

"C'est tout à fait approprié, tant que l'étude est correctement contrôlée, mais la reproduction des résultats de recherche est indispensable», a déclaré Veenstra-Vander Weele. «Il est également difficile de savoir comment la réponse à un traitement se fera dans le monde réel sans savoir qu'il a réussi à différents endroits."

Enfin, dans quelles mesures les améliorations sont-elles durables dans le temps, restent mal connues, a-t-il dit.

"Pour autant que je sache, il n'y a pas à long terme des études de suivi des effets des interventions, mais l'expérience clinique suggère que la poursuite du traitement est nécessaire", a approuvé Rutter.

Les participants à l'essai récemment publié par le modèle ESDM ont été suivis à l'aide d'un financement du NIH, a dit Dawson. Elle prévoit une publication à ce sujet dans les prochaines années.

Un résumé de "Revue systématique des traitements médicaux pour les enfants atteints de troubles du spectre autistique» est affiché à l'adresse suivante : <http://pediatrics.aappublications.org/cgi/content/abstract/peds.2011-0427v1>.

Un résumé de "Revue systématique des interventions intensives précoces pour les troubles du spectre autistique» est affiché à l'adresse suivante : <http://pediatrics.aappublications.org/cgi/content/abstract/peds.2011-0426v1>.

Un résumé de "Revue systématique de l’action de la sécrétine sur les enfants atteints de troubles du spectre autistique» est affiché à l'adresse suivante : <http://pediatrics.aappublications.org/cgi/content/abstract/peds.2011-0428v1>.

Dr. Ayoubi


Affichage Affichages : 1448

Recherche