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A randomized double-blind sham-controlled study of transcranial direct current stimulation for treatment-resistant major depression


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Une étude randomisée en double aveugle et contrôlée par placebo de la stimulation transcrânienne à courant continu pour le traitement de la dépression majeure résistant

Introduction et objectifs

La dépression majeure résistante (DMR) est un trouble très répandu dans les maladies mentales.Malgré le grand nombre de traitements pharmacologiques et psychothérapeutiques qui sont disponibles, il y’a jusqu'à 50% des patients qui ne répondent pas au traitement.

En outre, l'augmentation des posologies pharmacologiques et les stratégies d'association fréquemment utilisées dans le traitement de la dépression résistante augmentent le risque d'effets indésirables et les interactions médicamenteuses.

L’éléctro-convulsivothérapie a démontré une efficacité supérieure dans les résultats de traitement de la DMR. Cependant, de nombreux patients sont réticents à s'y engager en raison de la stigmatisation et le risque d’effets indésirables cognitifs.

La nécessité de stratégies alternatives de traitement pour optimiser les résultats pour les patients qui souffrent de DMR a été reconnue comme l'une des directions futures pour traiter ce trouble. La stimulation transcrânienne à courant continu (STCC) est une forme non invasive et non convulsive de la stimulation cérébrale dans laquelle un faible courant continu (typiquement 1-2mA) est appliqué en utilisant deux électrodes de surface du cuir chevelu.

La STCC a démontré une certaine efficacité dans le traitement de la DMR. La majorité des études contrôlées précédentes ont utilisé la stimulation anodique sur le cortex préfrontal dorsolatéral (CPFDL) gauche et un dispositif de commande tel que la région sus-orbitaire pour la cathode.

Plusieurs études ouvertes ont suggéré l'efficacité de la stimulation anodique du CPFDL gauche combinée à une stimulation cathodique du CPFDL droit. Ainsi, cette étude a évalué l'efficacité de la STCC en utilisant la stimulation anodique au CPFDL gauche et la stimulation cathodique au CPFDL droit par rapport à une STCC fictive.

Méthodologie

Vingt quatre patients (20 femmes, 4 hommes) avec une moyenne d’âge de 47,3 ans ont été recrutés du Centre de toxicomanie et de santé mentale, branche de santé mentale gériatrique, de traitement de stimulation cérébrale et des programmes de recherche (un hôpital d'enseignement supérieur universitaire de soins tertiaires) ainsi que par des recommandations de médecins en Ontario à Canada.

Tous les sujets avaient un diagnostic d’un trouble dépressif majeur unipolaire sans éléments psychotiques et avaient souffert d’un épisode dépressif majeur confirmé selon le DSM-IV. Les sujets recrutés avaient un score>21 sur 17 items de l’Échelle de dépression de Hamilton (EDH-17).Les sujets ont absolument répondu aux critères de l'étape II sur l'échelle de Thase pour la résistance au traitement. Les médicaments concomitants, tels que les différentes classes d'antidépresseurs, les benzodiazépines et les antipsychotiques ont été autorisées, à condition que les sujets aient été sur une dose stable de leurs médicaments pendant au moins quatre semaines avant d'entrer dans l'étude. Les patients ont été en mesure de maintenir les doses stables pendant toute la durée du protocole. Les patients prenant des anticonvulsivants n'étaient pas admis à l'étude. En outre, les sujets étaient exclus de l'étude s'ils: (i) avaient des antécédents DSM-IV de la toxicomanie ou de dépendance dans les 6 mois avant de s'inscrire à l'étude, (ii) avaient un trouble médical majeur concomitant ou une maladie neurologique, (iii) avaient des antécédents de crises d'épilepsie, (iv) étaient enceintes, et / ou (v) avaient le trouble de la personnalité limite ou trouble de la personnalité antisociale basée sur le DSM-IV des troubles de l'axe II.

Vingt-quatre sujets avec DMR ont été randomisés pour recevoir STCC ou une fausse STCC, dits sujets placebo. Les taux de rémission ont été comparés entre les deux groupes de traitement.

Résultats :

Sur les 47 patients dépistés, 4 ne répondaient pas aux critères d'admissibilité et 19 ont refusé de participer, et donc 24 patients qui ont été randomisés.

A l'aide d'une analyse, les taux de rémission ne diffèrent pas significativement entre les deux groupes. Plus de sujets dans le groupe de stimulation transcrânienne à courant continu active avaient échoués à un cours de thérapie par électrochocs dans l'épisode dépressif existant. Les effets secondaires ne diffèrent pas entre les deux groupes et en général le traitement a été très bien toléré.

 

Traitement de base

Post-traitement

Résultats primaires

EHD-17 scores

STCC placebo STCC placebo
N=13 n=11 n=13 n=11
24.9 (3,1)    24,1 (2,9) 18,8 (4,77) 18,1 (5,5)

Résultats secondaires

  • Scores MADRS 31,5 (5,8) 32,0 (7,0) 25,4 (5,2) 27,7 (6,4)
  • BDI-II scores 35,4 (8,1) 36,4 (6,8) 23,0 (13,8) 26,4 (8,6)

Discussion

À notre connaissance, c'est la première étude randomisée contrôlée placebo-essai comparant STCC comme stimulation anodique employée à gauche et la stimulation du CPFDL cathodique au CPFDL droit. On n’a pas trouvé de différences entre l'efficacité de l'actif et la stimulation fictive. Dans l'ensemble, le traitement a été bien toléré avec une seul sous réserve de désister en raison de l'inconfort du cuir chevelu.

Les points forts de cette étude sont l'inclusion des sujets atteints de dépression résistante au traitement stade II ou plus, l'utilisation du trompe-l'œil STCC comme un contrôle, et une augmentation du nombre de traitements à 15 sur 3 semaines (plus longtemps que la plupart des essais thérapeutiques antérieurs).

Un certain nombre de limites potentielles peuvent expliquer le manque de l'efficacité du STCC actives dans l'étude actuelle. La plus importante limite est la taille réduite de l'échantillon de l'étude. En dépit du manque évident de séparation entre les deux conditions, il est possible que les différences aient pu être démontrées si l'étude a continué à augmenter la taille de l’échantillon.

Conclusion

La stimulation anodique vers CPDL gauche et cathodique vers CPDL droit n'était pas efficace dans DMR. Cependant, un certain nombre de limites méthodologiques méritent la prudence dans la généralisation de cette étude. Des études en cours devraient fournir plus de précisions sur l'efficacité de cette configuration de stimulation dans les dépressions majeures résistantes.

Dr. Lahlou

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