Epreuve de psychiatrie de 5ème Année de médecine : Session de Mai 2012
Epreuve de psychiatrie de 5ème Année de médecine
Session de Mail 2012
Cas clinique 1
Mlle H, 24 ans, étudiante dans une école privé, célibataire, de bon niveau socio- économique, et sans aucun antécédent psychiatrique, vient consulter pour la première fois un psychiatre pour une symptomatologie aigue qui s’est installée juste il y’a deux mois. Mlle H rapporte qu’il se souvient bien du début et du jour exact lorsqu’elle était chez elle dans sa chambre en train de préparer un exposé et soudainement elle a senti des vertiges et son cœur qui a commencé à battre de plus en plus fort et sa respiration est devenue difficile à tel point qu’elle a cru qu’elle va mourir, et ce n’est qu’après un quart d’heure qu’elle a eu un soulagement. Elle a consulté chez plusieurs cardiologues et rien n’a été décelé. Le bilan biologique est tout à fait normal, et malgré ça, cette symptomatologie a continué à récidiver au moins deux fois par semaine. L’examen du psychiatre n’a pas révélé une tristesse de l’humeur, ni d’idées délirantes ni de troubles perceptifs et sans traits de personnalité pathologique
- Q a : Quel est le diagnostic le plus probable ?
- Q b : Citez les éléments sémiologiques en faveur de ce diagnostic
- Q c : Quelles seraient les complications à craindre chez cette patiente ?
- Q d : Quel sera le traitement médicamenteux de fond (molécule, dose et durée) à proposer ?
- Q e : Quel est le type de psychothérapie que vous pouvez lui proposer ?
Cas clinique 2
Monsieur R, 52 ans, travaille comme juge au tribunal, et ayant comme seul antécédent un accident de la voie publique il y’a deux ans, et qui a couté la vie à un confrère à lui. Il vient consulter pour une angoisse continue, des cauchemars et une insomnie. Il a commencé depuis un an à ruminer autour de la mort et à imaginer des scènes dramatiques à propos des accidents mortels sur la route, et à se rappeler aussi de façon incessante de son confrère décédé. Son humeur est franchement dépressive, il sort très peu de chez lui, et craint de prendre sa voiture avec lui. Il n’existe pas d’idées suicidaires.
- Q a : Quel est votre diagnostic ?
- Q b : Citez les éléments sémiologiques en faveur de ce diagnostic
- Q c : Elle existe une complication psychiatrique bien évidente, laquelle ? et sur quels critères vous la retenez ?
- Q d : Quel est votre traitement médicamenteux ?
Cas clinique 3
Un jeune patient de 22 ans, célibataire, étudiant sans antécédents psychiatriques ni personnels ni familiaux, et sans aucun antécédent d’usage de substance psychoactive. Il est venu au service des urgences dans un état d’agitation psychomotrice, avec des gestes désordonnés et une agressivité ; il a le sentiment d’être menacé par des forces diaboliques et dit qu’elles lui parlent depuis une semaine. Il ressent qu’il est tout le temps poursuivi par ces démons et que certains voisins le commandent de loin. Sa mère qui l’accompagnait aux urgences rapporte que son fils a changé depuis 10 jours et nous rapporte qu’il avait une bonne intégration socio- familiale et scolaire, et qu’il était bien épanouie. Au cours de l’entretien : il est fortement angoissé et agité, dit qu’il est sujet d’un complot de ses voisins. IL juge ses événements comme étant le messager de Dieu, et qu’il reçoit des ordres de sa part. Son humeur est labile et il parait à certains moments subconfus.
- Q a : Quel est le diagnostic le plus probable ? Justifiez votre réponse
- Q b : Quels sont les examens complémentaires à demander ?
- Q c : Quelles Sont les modalités évolutives de cette pathologie ?
- Q e : Citez les éléments pronostiques chez ce patient?
- Q d : Quel sera le traitement médicamenteux à court terme (molécule, dose et durée) à proposer ?
