Epreuve de psychiatrie avec le corrigé. Session de Mai 2014
Durée : Une heure
Pr Rammouz.I et Pr Aaloune.R
Cas clinique 1
Madame S., 32 ans, amenée par sa mère aux urgences psychiatriques. Elle a accouché il y a 10 jours. Elle ne comprend pas pourquoi cette femme l'a amenée ici. « C'est sûrement parce qu'elle veut du mal à mon enfant ». « Elle fait partie de cette bande de chasseurs masqués qui vient le soir dans ma chambre pour me voler mon enfant. D'ailleurs, ce n'est pas ma fille. J'avais un garçon mais ils m'en ont donné un autre. » Sa mère est très inquiète. Lorsque sa fille est rentrée de la maternité, elle semblait fatiguée mais heureuse et puis, brutalement, son comportement a changé. « Je ne sais plus quoi faire. Parfois, elle s'agite dans tous les sens et à certains moments, elle reste assise des heures entières dans sa chambre comme si plus rien ne l'intéressait. Elle me raconte des choses bizarres et le soir elle hurle comme si elle avait des cauchemars sans dormir. »
- Quels sont les éléments sémiologiques de cette observation ?
- Hallucinations visuelles
- Automatisme mental
- Syndrome confusionnel
- Délire onirique
- Hallucinations auditives
- Quel est le diagnostic le plus probable à évoquer chez cette patiente ?
- Dépression du post-partum
- Trouble schizo-affectif
- Psychose puerpérale
- Manie puerpérale
- Schizophrénie paranoïde
- Quels sont les trois principaux diagnostics différentiels à évoquer chez cette patiente ?
- Schizophrénie
- Thrombophlébite cérébrale
- Septicémie
- Rétention placentaire
- Psychose hallucinatoire chronique
- Quelles sont les modalités évolutives chez cette patiente ?
- Evolution vers une schizophrénie
- Evolution vers un trouble bipolaire
- Guérison
- Récidive du trouble
- Evolution vers une psychose paranoïaque
- Quels sont les trois éléments de bon pronostic chez cette patiente ?
- C’est le premier épisode psychiatrique chez elle
- L’accouchement qui a eu lieu 10 jours avant
- Les cauchemars
- L’agitation
- Le début aigu
- Quelles sont les modalités thérapeutiques immédiates ?
- Hospitalisation
- Antidépresseurs par voie parentérale
- Neuroleptiques injectables
- Antidépresseurs associés aux thymorégulateurs
- Antidépresseurs associés aux anxiolytiques
- Le traitement au long cours chez cette patiente repose sur :
- Les antidépresseurs
- Les antipsychotiques
- Les thymorégulateurs
- Les benzodiazépines
- Les hypnotiques
- Cette pathologie est :
- Classiquement sensible aux antidépresseurs
- Habituellement résistante aux antidépresseurs
- Classiquement sensible aux neuroleptiques
- Habituellement résistante aux neuroleptiques
- Aucune de ces propositions
- La durée minimale du traitement de cette patiente est :
- 3 mois
- 6 mois
- Un an
- 3 ans
- 5 ans
- Parmi ces molécules quelles sont celles qui ne font pas partie des antipsychotiques classiques
- La pipotiazine (Piportil)
- La levopromazine (Nozinon)
- L’halopéridol (Haldol)
- L’olanzapine (Zyprexa)
- La respiridone (Risperdal)
Cas clinique 2
Madame M. âgée de 50 ans, amenée par son mari qui s'inquiète de voir l’état de sa femme se dégrader. « Elle ne mange plus rien et elle a beaucoup maigri. A 3 heures du matin, elle est déjà debout ». Madame M. est prostrée, parle à voix basse d'un ton monocorde: « Je ne sais pas pourquoi il m'a amené ici... La médecine ne peut plus rien pour moi ni pour personne... Je vais mourir. Tous mes organes me lâchent les uns après les autres, je n'ai déjà plus de gorge ni de côlon... Et d'ailleurs, c'est bien fait pour moi…. Le mieux que j'ai à faire est de disparaître. »
- Quels sont les éléments sémiologiques de cette observation ?
- Insomnie d’endormissement
- Syndrome de Cotard
- Ralentissement psycho-moteur
- Délire non congruent à l’humeur
- Autoculpabilité
- Les symptômes qui font défaut dans cette observation sont :
- Les symptômes comportementaux
- Les symptômes cognitifs
- Les symptômes émotionnels
- Le délire
- Le ralentissement psychomoteur
- Quel est le diagnostic le plus probable chez cette patiente ?
- Dépression avec caractéristiques psychotiques congruentes à l’humeur
- Dépression avec caractéristiques psychotiques non congruentes à l’humeur
- Dépression masquée
- Dépression anxieuse
- Schizophrénie paranoïde
- En faveur de votre diagnostic retenu, quels sont les trois éléments cliniques les plus spécifiques :
- Le fait qu’elle dit : c'est bien fait pour moi…. Le mieux que j'ai à faire
- L’âge de 50 ans
- Le fait qu’elle parle à voix basse et d'un ton monocorde
- Le fait qu’elle dit : je n'ai déjà plus de gorge ni de côlon
- Le fait quelle se réveille à 3 heures du matin
- La dépression anxieuse est reconnu surtout par :
- Le délire de persécution
- Le délire de culpabilité
- L’instabilité et l’irritabilité
- Le ralentissement psychomoteur
- La tristesse au premier plan
- Les éléments délirants congruents à une humeur dépressive sont :
- Le délire de persécution
- Le délire de damnation
- Le délire hypochondriaque
- Le délire de grandeur
- Le délire de filiation
- L’attitude à faire est :
- Prendre en charge cette patiente en ambulatoire
- Référer d’urgence cette patiente à un psychiatre
- Hospitaliser cette patiente dans une unité de médecine générale
- Attendre le rendez vous de son psychiatre pour une semaine
- Attendre son bilan biologique qui sera fait dans la semaine
- Quel est le traitement de choix chez cette patiente ?
- Inhibiteurs spécifiques de recapture de sérotonine
- Inhibiteurs spécifiques de recapture de sérotonine et noradrénaline
- Cure de perfusion de tricycliques (Clomipramine)
- Antipsychotiques
- Thymorégulateurs
- Quels sont les risques immédiats (dans les 15 jours) à craindre chez cette patiente ?
- Hypertension artérielle
- Risque suicidaire
- Levée d’inhibition
- Déshydratation
- Virage de l’humeur
- Quels sont les éléments évocateurs d’une dépression endogène ?
- Présence d’un facteur déclenchant
- Insomnie matinale
- Amaigrissement important
- Antécédents familiaux des troubles de l’humeur
- Stupeur
- Les anxiolytiques chez cette patiente sont :
- Contre indiqués
- Sont fortement conseillés
- Ne sont pas conseillés parce que il n’y pas d’angoisse
- Sont à prescrire pour une durée moins d’une semaine
- Ne peuvent pas être associés aux antidépresseurs
- Parmi les examens complémentaires à demander chez cette patiente :
- Un bilan thyroïdien
- Un ECG
- Un ionogramme sanguin
- Un dosage de la vitamine B12
- Des explorations endoscopiques digestives
Cas clinique 3
Un patient de 26 ans est venu pour consulter pour des idées qu’il juge bizarres. Il a eu sa licence en Droits à l’âge de 23 ans, et depuis il a commencé à s’isoler, à sortir rarement de sa chambre. Il dit qu’il ne peut pas prendre ses repas avec sa famille parce qu’il juge que la cuisine n’est pas assez propre et il ne supporte pas la façon avec laquelle sa maman prend soin de la table. Il dit aussi qu’il ne supporte pas sortir de chez lui car il se fatigue avec des idées telles le fait d’avoir un accident ou faire du mal à quelqu’un, et à ce moment, son cœur commence à battre plus fort et respire mal
- Quels sont les deux types de trouble anxieux à évoquer au tout début ?
- Un état de stress post traumatique
- Un trouble panique
- Un trouble de l’anxiété généralisée
- Une phobie sociale
- Un trouble obsessionnel
- Les symptômes neurovégétatifs de l’anxiété peuvent être retrouvés dans
- L’agoraphobie
- La claustrophobie
- Le trouble obsessionnel
- Le trouble de l’anxiété généralisée
- L’état de stress post traumatique
- Pour diagnostiquer un trouble panique, deux éléments cliniques spécifiques sont à chercher, lesquels ?
- Des attaques de panique en situation de performance
- La peur de mourir ou de devenir fou
- La présence d’une agoraphobie associée
- Des attaques de panique durant les examens
- Une très grande préoccupation pour la sécurité des proches
- Pour diagnostiquer un trouble d’anxiété généralisée, deux éléments spécifiques sont à chercher, lesquels ?
- Des crises d’angoisse à répétition
- Un affolement et des appréhensions anxieuses sans raison logique
- Une forte réactivité émotionnelle
- L’évitement des lieux fermés
- L’anticipation de la crise d’angoisse
- Pour diagnostiquer un trouble obsessionnel, trois éléments cliniques orientent fortement pour le diagnostic, lesquels ?
- La reconnaissance du caractère anormal des idées
- Les ruminations autour de la sécurité des proches
- Les ruminations autour de l’avenir
- L’angoisse importante pour exprimer ces idées
- Une rigidité de la personnalité
- Au terme de ces quatre derniers qcm, quel diagnostic vous retenez en premier ?
- Un état de stress post traumatique
- Une trouble panique
- Un trouble de l’anxiété généralisée
- Une phobie sociale
- Un trouble obsessionnel
- Deux antidépresseurs sont fortement indiqués dans ce trouble, lesquels ?
- L’amitiptyline (Laroxyl)
- La clomipramine( Anafranil)
- La sertraline( Zoloft)
- L’olanzapine (Zyprexa)
- La fluoxetine (Prozac)
- Deux antidépresseurs appartiennent à la classe des tricycliques, lesquels ?
- L’anafranil (Clomipramine)
- Zoloft (Sertraline)
- Venlafaxine (Effexor)
- Buspar (Buspirone)
- Laroxyl (Amitriptyline)
- Les antidépresseurs tricycliques :
- Ont une action inferieure aux autres classes des antidépresseurs
- Leur action est comparable à l’effet des autres antidépresseurs
- Sont mieux tolérés que les autres classes d’antidépresseurs
- Peuvent être prescrits dans les troubles du rythme
- Peuvent être prescrits en cas de glaucome aigu
- Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine :
- Sont mieux tolérés que les tricycliques
- Sont plus efficaces que les tricycliques
- Peuvent être prescrits sans précaution dans les troubles du rythme
- Peuvent être prescrits en cas de glaucome aigu
- N’induisent pas des troubles sexuels comme le font les tricycliques
- Deux molécules ne font pas partie des thymorégulateurs :
- Sels de lithium (Teralithe)
- Carbamazepine (Tegretol)
- Acide valproique (Depakine)
- Buspirone (Buspar)
- Alprazolam (Xanax)
- La psychothérapie idéale pour traiter les troubles anxieux est :
- La psychanalyse
- La thérapie familiale
- La thérapie interpersonnelle
- La thérapie cognitivo comportementale
- Aucune de ces thérapies
- L’évitement de manger ensemble et de sortir à l’extérieur selon la théorie comportementale est :
- Une réponse conditionnelle
- Une réponse inconditionnelle
- Un stimulis conditionnel
- Un stimulis inconditionnel
- Aucune de ces propositions
- Selon la théorie psychanalytique, le trouble obsessionnel est du à une fixation
- Au stade oral
- Au stade anal
- Au stade phallique
- Au stade génital
- Aucune proposition
- Selon la théorie cognitive, le trouble anxiété généralisée est dû:
- Au conditionnement opérant
- Au conditionnement répondant
- A des schémas d’hyervigilance
- A une non résolution de l’angoisse de castration
- A un excès de responsabilisation
- Le trouble panique
- Fait partie des troubles anxieux
- Fait partie des troubles de l’humeur
- Est fréquent surtout chez le sexe féminin
- Repose sur un traitement par les anxiolytiques
- Peut être associé à un trouble d’anxiété généralisée
- Quels sont les affections qui font partie des troubles anxieux :
- Le trouble obsessionnel compulsif
- L’état de stress post traumatique
- L’état de stress aigu
- La phobie sociale
- L’agoraphobie
- Les psychoses chroniques comprennent les pathologies suivantes
- La paraphrénie
- La psychose hallucinatoire chronique
- La schizophrénie
- La paranoïa
- La psychose puerpérale
